Bonne nouvelle pour les acheteurs étrangers : de plus en plus de banques espagnoles financent les non-résidents, et c’est de plus en plus simple. La condition la plus importante n’est pas la nationalité, mais l’apport.
L’apport, la vraie clé du financement
Pour un non-résident, comptez en général un apport de 20 à 30 % du prix, parfois jusqu’à 40 % selon le profil. À partir du moment où cet apport est réuni, les banques financent assez facilement. C’est souvent ce niveau d’apport, plus que le dossier lui-même, qui débloque (ou non) le crédit.
Européen ou hors UE : ça change la donne
Si vous êtes ressortissant de l’Union européenne, les démarches sont plus simples. Hors UE, c’est un peu plus compliqué : cela dépend du pays et des contrôles anti-blanchiment, qui imposent de mieux justifier l’origine des fonds. Prévoyez alors davantage de formalités — traductions officielles, apostille et pièces justificatives supplémentaires.
Pourquoi les banques espagnoles aiment les non-résidents
Cela peut surprendre, mais financer un non-résident est intéressant pour la banque. Un résident a déjà, sur place, ses comptes, ses assurances et ses produits. Un non-résident, lui, souscrit généralement plus d’assurances au moment du prêt : assurance vie, habitation, parfois auto et autres. La banque « gagne mieux sa vie » sur ce dossier — ce qui explique qu’elles soient de plus en plus ouvertes et améliorent sans cesse leurs offres pour les étrangers.
Quelles banques financent les non-résidents ?
Plusieurs grandes enseignes sont actives sur ce créneau : Banco Sabadell, CaixaBank, Santander, Ibercaja… mais aussi des banques plus petites et locales, autour des grandes villes, parfois très compétitives. Point crucial : chaque agence a ses propres conditions. Deux agences d’un même réseau (Santander, par exemple) ne proposeront pas forcément le même taux ni le même apport. Il faut donc comparer, agence par agence, et ne pas s’arrêter à la première proposition.
Faut-il passer par un courtier ?
Pour un achat destiné au long terme, on conseille souvent de passer par un courtier (broker). C’est un coût en plus — comptez en général 1 500 à 2 000 € (au-delà, cherchez : on trouve du service moins cher). En contrepartie, un bon courtier a de bonnes chances d’obtenir, pour un non-résident, un pourcentage de financement plus élevé — donc un apport plus faible. Pour beaucoup d’acheteurs, c’est précisément là que se joue la faisabilité du projet.
En résumé
Financer un bien en Espagne en tant que non-résident est aujourd’hui tout à fait accessible : réunissez un apport de 20 à 40 %, préparez vos justificatifs (traductions et apostille hors UE), comparez plusieurs banques et plusieurs agences, et envisagez un courtier si vous cherchez à maximiser votre financement. Pensez aussi à intégrer les frais d’achat (ITP, notaire, agence) dans votre budget global.
Ces informations sont données à titre indicatif : les conditions varient selon les banques, les agences et votre situation. Faites-vous accompagner par un professionnel avant de vous engager.
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